ventes des taleaux du peintre Georges Annenkoff

317 200€ frais compris Georges Annenkoff (1889 - 1974) Poissons rouges, 1928, huile sur toile, 74 x 60 cm

Présenté comme la vedette de cette vacation cannoise le peintre Georges Annenkoff tenait toutes ses promesses. Annoncées autour de 250 000 €, ces cinq œuvres, provenant de la succession de l’avocat André Paz, triplaient largement leurs estimations ; bataillées ferme entre la salle et plusieurs lignes de téléphone, elles atteignaient 859 000 € frais compris. Né à Petropavlovsk-sur-Kamtchatka, Georges Annenkoff étudie à Saint-Pétersbourg. Juste avant la Première Guerre mondiale, il séjourne en France où il fréquente les ateliers de Maurice Denis et de Félix Vallotton. De retour en Russie, Annenkoff se rapproche des peintres d’avant-garde, tel le groupe d’artistes de l’Union de la jeunesse. A l’image de Rembrandt, notre peintre scrute souvent son visage comme sur une sculpture le représentant affublé d’un monocle. Espéré 30 000 €, l’Autoportrait façonné en bronze de Vasuani, numéroté 4/8, était disputé jusqu’à 97 000 €. Peintre futuro-cubiste, Georges Annenkoff compose des tableaux aux formes géométriques imbriquées, tel L’Atelier peint vers 1925 ; annoncé autour de 50 000 €, celui-ci quadruplait à 210 000€ les estimations, Plus figurative, l’effigie émouvante d’un Breton à la pipe portraituré lors d’un séjour à Roscoff était emportée 180 000 €, au sextuple des estimations, Quant à notre toile prenant pour sujet de curieux Poissons rouges, elle pulvérisait les estimations, avancées autour de 18 000€. Après une vive lutte d’enchères entre divers amateurs et le commerce international, elle était décrochée au final par un collectionneur monégasque.

Cannes, dimanche 2 mai

Cannes Enchères SVV. M. Willer